Tournage à la Calaire à Oran

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La Calère (en Espagnol La Calaira) arrondissement de Sidi El Houari qui est située au pied du Djebel Murdjajo est un quartier construit par les Espagnols au XVIIIe siècle, entre les murailles de la ville et la mer. C’était un ancien quartier de pêcheurs au centre historique et patrimonial d’Oran; en 1980 les autorités l’ont démoli.

Historiquement, La Calère (La Calaira) est un des premiers quartiers d’El Bahia, après La Blanca (quartier intra-muros au pied du Murdjadjo, et rive gauche de l’oued Rhi), et la Ville nouvelle (à entendre dans le sens historique de Ville nouvelle du XVIIIe siècle) étagée sur la rive droite du ravin.

Maison de Caida Halima

Caïda Halima, fille de Ziani Mohamed Benyoussef, est connue à Oran pour ses qualités humaines, mais aussi pour son courage et sa probité.

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caida_halimaCaïda Halima (source : « Oran, La Mémoire » de Kouider Metaïr)

Sa personnalité légendaire et proverbiale est ancrée dans la mémoire collective oranaise où elle est souvent citée comme un exemple de bravoure et de générosité. Fière et altière, cette grande dame s‘est imposée dans le cercle très fermé des grands exploitants agricoles quand elle narguait les colons européens sur leur propre terrain en faisant fructifier ses terres de magnifiques vignobles et de céréales dans le Témouchentois et la région des Hachem.

Elle a aussi su gérer les biens familiaux avec énergie et dévouement. Caïda Halima est née en 1859 à Sig, près d’Oran, dans une famille de lettrés.

Son père, Mohamed Benyoussef Ziani, est l’auteur d’un précieux ouvrage sur l’histoire d’Oran et un outil de travail pour les chercheurs et historiens, intitulé Dalil El-Hayrane oua Anis Essahrane fi Akhbar Madinat Wahran. Halima est l’unique fille d’une famille de cinq enfants : Mohamed, Ahmed, Kada et Benyahia. Elle aura une autre sœur, Zohra, née d’un autre lit. Venue à l’âge du mariage, elle épousa, durant une courte période, un cousin dont elle eut une fille. Après s’en être séparée, elle se remariera avec Si Ali Ould Cadi qui sera commandant de cavalerie en 1871. Promu d’abord au titre de caïd par l’administration coloniale, il sera élevé au rang d’agha. C’était un homme fortuné, mais très volage, raconte-t-on.
Des documents d’archives de l’époque rapportaient ceci : «En épousant l’agha Ould Cadi Ali, elle a vu la fortune de ce chef arabe livrée au désordre et au laisser-aller. Elle comprit tout de suite ce qu’il fallait et ce qu’il y avait à faire pour bien gérer et bien administrer tous ces biens matériels. Depuis, elle ôte le voile de son visage et s’occupe avec énergie des richesses de son époux. Caïda Halima sauva non seulement la maison de son mari de la ruine qui la guettait, mais elle mit en valeur les grandes exploitations agricoles en développant intelligemment les richesses». A la mort de son époux en 1931, elle devint gestionnaire mais aussi propriétaire. Elle a su garder de son père les qualités morales et les capacités intellectuelles indéniables.

Mais cvaïda Halima était aussi une dame qui venait au secours des orphelins et des déshérités. Elle fit don d’une parcelle de terre à El Amria qui servira de cimetière au lieu-dit «M’sissi». Cette généreuse dame fit construire une mosquée à l’emplacement de la maison familiale de Médina Djédida, baptisée «Djamaâ Benkabou», du nom de l’imam qui dirigeait la prière dans ce quartier mythique surnommé par dérision «Village nègre», par l’administration coloniale. Dame charitable, elle encouragea les associations de bienfaisance et aida matériellement à la promotion des rares médersas. D’ailleurs, pour la remercier, l’association musicale de chants religieux Mouloudia lui décerna un diplôme d’honneur au cours d’une grande cérémonie qui s’est déroulée en 1933.
Elle accomplira le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam, accompagnée de dix personnes prises entièrement en charge par ses soins, en 1938. Cette grande dame de cœur, qui est également la petite-petite-fille de cheikh Abdelkader Ziani, illustre savant théologien, reste dans la mémoire collective le symbole de la femme active, laborieuse et profondément humaine. De nos jours, ses nobles qualités morales sont citées en exemple. Pour l’histoire, elle est la mère de Setti Ould Cadi, (1904-1965), une moudjahida qui fut arrêtée en 1957 après le démantèlement du «Réseau Abdelwahab» durant la guerre de Libération nationale. Jugée par le tribunal des forces armées dans le cadre du fameux «Dossier 3/83», elle fut incarcérée à la maison d’arrêt d’Oran jusqu’en 1961. Sortie de prison très affaiblie, des suites des séquelles de la torture que lui ont fait subir ses geôliers, elle mourut en 1965.
Caïda Halima est tombée malade à une période où sévissait à Oran une épidémie de typhus. Elle s’est éteinte le 22 août 1944, à Oran, dans sa résidence de la rue Mac Mahon, dans le quartier de St Antoine, proche de Médina Djedida, à l’âge de 85 ans. Une foule immense l’accompagna à sa dernière demeure, la mosquée Benkabou, pour y être enterrée, selon ses dernières volontés. El Watan

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Festival d’Oran du film arabe/ Le film égyptien « Al khourouj li nahar » décroche le whir d’Or

Le whir d’or, le grand prix, du sixième Festival
d’Oran du film arabe (FOFA) a été attribué, samedi
soir au Centre des conventions d’Oran (CCO) au
long métrage égyptien « Al khouroudj lil nahar » de
Halla Lotfy.

FOFA

De notre envoyé spécial

« C’est un film qui travaille sur l’intime et sur les relations sans qu’il ait nécessairement du drame. Le film narre un quotidien et on a en arrière plan l’Egypte d’aujourd’hui. Il n’y a pas de pathos, pas de pleurnicherie dans ce film. On est plongé dans la société égyptienne. Et, il y a derrière une ouverture sur l’avenir. Les membres du jury ont été unanime sur cette fiction », a expliqué, à la fin de la cérémonie, Hadj Miliani, président du jury long métrage.

Un jury qui était composé également du cinéaste tunisien Nacer Kettari, du directeur du festival de Tétouan (Maroc) Ahmed El Husseini, des comédiens algériens Noureddine Chelouche et Noureddine Touazi, de la critique syrienne Lama Tiara et de l’actrice syrienne Ryma Kondoloft. « Cette année, les films réalisés par les femmes ont à Oran un caractère particulier. Djamila Sahraoui développe par exemple un certain rythme dans son film « Yema ». Elle a réalisé un film difficile dans la mesure où il n’y a pas beaucoup de dialogue pour évoquer des questions dures. Le film revient sur ce que nous avons vécu. Être devant et derrière la caméra, ce n’est pas de tout repos. Djamila Sahraoui a réussi sur le plan technique sa réalisation », a ajouté Hadj Miliani. Djamila Sahraoui a décroché le prix de la meilleure réalisation pour sa fiction « Yema ».

Un Film primé également au deuxième Festival international du cinéma d’Alger. « Al jazira » de l’algérien Amine Sidi Boumediène a décroché le wihr d’or pour le meilleur court métrage. Le jury du court métrage, présidé par le jeune cinéaste algérien Mounes Khamar, a attribué son prix spécial pour le marocain Fadil Chouika pour « La main gauche ».

Le même jury, composé également du critique marocain Ahmed Boughaba, de la cinéaste palestinienne Boutheina Cannan Khoury et de l’ancien directeur de la cinémathèque d’Oran El Hadj Bensalah, a donné une mention spéciale pour « Bard yanair » (« Froid de janvier ») de l’égyptien Romany Saad, « Quand ils dorment » de la marocaine Myriam Touzani et « Le hublot » de l’algérien Anis Djâad. Le prix de la meilleure actrice est revenue à l’égyptienne Sawsan Badr pour son interprétation du rôle de la mère dans le long métrage « Al chawq » de Khaled Al Hagar.

Le jeune acteur marocain Hicham Rostom a obtenu le prix du meilleur acteur pour son rôle du musicien dans la fiction « La cinquième corde » de Selma Bargach. « Le professeur » du tunisien Mahmoud Ben Mahmoud a été consacré meilleur scénario du sixième Fofa. Le jury long métrage a décidé d’attribuer son prix spécial à la fiction « Lama chouftak » de la jeune cinéaste palestinienne Anne Marie Jacir. « Un film intense réalisé par une jeune cinéaste qui n’a pas vécu les événements de 1967. Anne Marie Jacir a su montrer dans son film la réalité des camps palestiniens. Ce film nous a tous touché », a déclaré Hadj Miliani.

Le prix du public du meilleur documentaire « Préhistoire de la Tunisie » du tunisien Hamdi Ben Ahmed. Lors de la soirée, les artistes égyptiens Ahmed Rateb et Nadia Lotfi (absente) ont honorés pour l’ensemble de leur carrière. Hommage a été fait également au réalisateur algérien Mustapha Ben Harath. La soirée a été animée par l’Orchestre symphonique nationale et sa chorale menée par le chef d’orchestre syrien Missak Baghboudarian. Un chef qui a dû attendre avant d’entamer la soirée en raison du bruit dans la salle.

Le public a pu apprécier, entre autres, des oeuvres de Antonin Dvorak, Maurice Jarre, Beethoven, Sid Ahmed Belli, Ennio Moriconné, Ahmed Malek et Abderrahmane Aziz. Quatorze courts métrages et treize longs métrages étaient en compétition au Festival d’Oran du film arabe qui s’est déroule du 15 au 22 décembre 2012.

Fayçal Métaoui/ El Watan

Une semaine riche en projections de films et d’activités liées au septième art

ORAN – La 6ème édition du festival d’Oran du film arabe (FOFA) prendra fin ce samedi soir, au terme d’une semaine riche en projections de films et d’activités liées au septième art.

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Coïncidant avec la célébration du cinquantenaire anniversaire de l’indépendance nationale, cette édition a été marquée par une grande affluence du public désirant découvrir les dernières productions cinématographiques arabes.

Treize pays arabes ont participé à cette édition du FOFA, à savoir l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Egypte , les Emirats arabes unis, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Palestine, la Libye, le Maroc, le Soudan, la Syrie et la Tunisie.

La cérémonie de clôture du festival, prévue au Centre des conventions « Mohammed Benahmed  » verra la proclamation du palmarès récompensant le meilleur long métrage avec le prix « wihr d’or ». Douze films étaient en compétition dont deux oeuvres représentant l’Algérie, « Yema » de Djamila Sahraoui et « Parfums d’Alger » de Rachid Benhadj.

14 courts métrages étaient également en lice dont deux réalisés par de jeunes algériens, à savoir « El Djazira » (ile) d’Amine Sidi Boumediène et « Ennafidha » (le hublot) d’Anis Djaad .

Dans le cadre de cette édition, le public a suivi des programmes cinématographiques en hors compétition notamment neuf films documentaires projetés à cette occasion avec une participation algérienne dans quatre films.

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Pour marquer également le cinquantenaire de l’indépendance, la direction du festival a programmé un panorama des films révolutionnaires qui a permis au public de (re)découvrir des oeuvres comme « Benboulaid » d’Ahmed Rachedi, « Chroniques des années de braises » de Mohammed Lakhdar Hamina , » La bataille d’Alger » de Gillo Pontecorvo et  » Les hors la loi » de Rachid Bouchareb, entre autres.

Cette édition a consacré un zoom au cinéma palestinien autour du thème de la résistance, de la femme, de l’exil forcé, de l’occupation et du rêve du retour à la terre natale.

Une table ronde sur « 55 ans de l’histoire du cinéma algérien » a été également organisée à la cinémathèque à laquelle ont assisté des experts et cinéastes, alors qu’une journée d’étude, organisé mercredi dernier, a abordé quatre principaux thèmes,  » l’histoire et le cinéma », » le cinéma devant l’histoire »,  » le scénario cinématographique » et  » questions universitaires sur le cinéma ».

Enfin, le musée « Ahmed Zabana » a abrité, pour sa part, une exposition photos et de calligraphie dédiée aux 55 ans du cinéma algérien.

APS