Une semaine riche en projections de films et d’activités liées au septième art

ORAN – La 6ème édition du festival d’Oran du film arabe (FOFA) prendra fin ce samedi soir, au terme d’une semaine riche en projections de films et d’activités liées au septième art.

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Coïncidant avec la célébration du cinquantenaire anniversaire de l’indépendance nationale, cette édition a été marquée par une grande affluence du public désirant découvrir les dernières productions cinématographiques arabes.

Treize pays arabes ont participé à cette édition du FOFA, à savoir l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Egypte , les Emirats arabes unis, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Palestine, la Libye, le Maroc, le Soudan, la Syrie et la Tunisie.

La cérémonie de clôture du festival, prévue au Centre des conventions « Mohammed Benahmed  » verra la proclamation du palmarès récompensant le meilleur long métrage avec le prix « wihr d’or ». Douze films étaient en compétition dont deux oeuvres représentant l’Algérie, « Yema » de Djamila Sahraoui et « Parfums d’Alger » de Rachid Benhadj.

14 courts métrages étaient également en lice dont deux réalisés par de jeunes algériens, à savoir « El Djazira » (ile) d’Amine Sidi Boumediène et « Ennafidha » (le hublot) d’Anis Djaad .

Dans le cadre de cette édition, le public a suivi des programmes cinématographiques en hors compétition notamment neuf films documentaires projetés à cette occasion avec une participation algérienne dans quatre films.

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Pour marquer également le cinquantenaire de l’indépendance, la direction du festival a programmé un panorama des films révolutionnaires qui a permis au public de (re)découvrir des oeuvres comme « Benboulaid » d’Ahmed Rachedi, « Chroniques des années de braises » de Mohammed Lakhdar Hamina , » La bataille d’Alger » de Gillo Pontecorvo et  » Les hors la loi » de Rachid Bouchareb, entre autres.

Cette édition a consacré un zoom au cinéma palestinien autour du thème de la résistance, de la femme, de l’exil forcé, de l’occupation et du rêve du retour à la terre natale.

Une table ronde sur « 55 ans de l’histoire du cinéma algérien » a été également organisée à la cinémathèque à laquelle ont assisté des experts et cinéastes, alors qu’une journée d’étude, organisé mercredi dernier, a abordé quatre principaux thèmes,  » l’histoire et le cinéma », » le cinéma devant l’histoire »,  » le scénario cinématographique » et  » questions universitaires sur le cinéma ».

Enfin, le musée « Ahmed Zabana » a abrité, pour sa part, une exposition photos et de calligraphie dédiée aux 55 ans du cinéma algérien.

APS

 

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2 réponses à “Une semaine riche en projections de films et d’activités liées au septième art

  1. ous le haut patronage…»

    Par Dr Ammar Kessab*

    En cette année hautement symbolique de commémoration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, des pratiques dans le secteur culturel, que je qualifierai de « dangereuses », font planer une menace certaine sur le devenir de notre culture, avec tout ce qu’elle porte comme fondements de l’identité algérienne.

    Parmi ces pratiques, la politique de « patronage » sur l’ensemble des évènements artistiques et culturels, constitue sans doute l’un des dangers les plus nocifs pour la création dans notre pays.
    En effet, un évènement artistique ou culturel, présenté sous le haut patronage de telle ou telle personne, c’est en réalité donner un caractère « personnifié » aux œuvres exposées elles-mêmes. Une façon de dire que ces œuvres n’auraient jamais pu être exposées, ou même exister, sans cette personne. Or l’art est impersonnel, et l’œuvre n’appartient même pas à son propre auteur une fois exposée au public.
    Ainsi, artistes, écrivains et autres créateurs, ont une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes : soit ils acceptent de participer à ces évènements « sous le haut patronage de… », et leurs œuvres sont de ce fait indirectement contrôlées, soit ils n’y participent pas, et c’est l’isolement total pour eux car point de secteur culturel indépendant en Algérie.
    Dans ce premier cas de figure, le créateur ne peut proposer qu’une forme « admise » de son œuvre qui plait –ou plairait– au « patron », ce qui est en soi une atteinte à la liberté d’expression artistique, garantie par la Constitution Algérienne de1996 dans son article 38. De ce fait, quand un film est censuré dans tel ou tel festival, ou un livre dans tel ou tel salon, c’est parce que l’artiste ou l’écrivain n’a pas respecté les règles. Et les cas de censure dans le cinéma et le livre sont nombreux.

    Ce que les responsables de la culture en Algérie ignorent peut être, c’est qu’on ne peut parler de patronage que si l’argent utilisé était privé, et que même dans ce cas, on parle de « mécénat » ou de « sponsoring » pour éviter d’utiliser un terme devenu trop péjoratif. Utilisé ce terme pour les évènements organisés par une autorité publique algérienne est forcément antirépublicain, car les fonds utilisés appartiennent au peuple.
    Ce qu’ils ignorent peut être aussi, c’est que cette politique de patronage était une arme redoutable de la colonisation française en Algérie –surtout entre 1945 et 1962–, qu’elle utilisait tous azimuts pour « contrôler » les « indigènes », et pour censurer toute expression artistique libre appelant à la liberté du peuple Algérien.

    Les autorités en charge de la culture feraient mieux, avant qu’il soit trop tard, de « lever leurs mains » sur le secteur culturel, et laisser les artistes s’exprimer librement, loin de tout patronage pervers.

    *Expert en Politiques Culturelles (publication de bel horizon)

  2. L’organisation de ce genre de « Fichta » loin des regards des gueux que nous sommes ,dans une ville appauvrie culturellement ,qui ne possède tristement que une ou deux salles de spectacles sur la trentaine qui existait, est insensée et par extension au bord du mépris.
    Ma lecture est limpide autrement que celle des chroniqueurs et fêtards de circonstance durant ce conciliabule cinématographique, elle dénonce ceux qui se fichent allégrement de la gueule des gens de la ville, d’ailleurs totalement désintéressés par cette bouffonnerie. Cet événement de prestige, est singulièrement une occasion offerte aux salonnards et opportunistes de tous acabits de faire la fête de buffet en salon feutré, loin du peuple et sur le dos de nos pauvres contribuables éreintés par la difficultés sociales et le vide culturel.

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