Mostaganem : L’université abrite une intéressante rencontre littéraire

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Nourine Djelouat et Ahmed Saïfi Benziane ont été conviés, mercredi dernier, à une rencontre littéraire par le département de langue française pour évoquer leurs expériences d’écrivains en général et leurs récentes productions.

Une rencontre littéraire, deux auteurs et plein de livres.

Dans le cadre du cycle des conférences de l’université de Mostaganem, organisé en collaboration avec le Centre d’études maghrébines algérien (CEMA), à la salle de conférences de la Bibliothèque centrale, les auteurs Nourine Djelouat et Ahmed Saïfi Benziane ont été conviés, mercredi dernier, à une rencontre littéraire par le département de langue française pour évoquer leurs expériences d’écrivains en général et leurs récentes productions : L’ecchymose du soleil et Yumma, parues en 2017 aux éditions Harmattan.

Hadj Miliani, modérateur de la rencontre, dans son allocution de présentation, s’est adressé au public composé majoritairement d’étudiants des spécialités littéraires en déclarant que «l’université, ce n’est pas seulement des cours, mais aussi des activités littéraires et scientifiques, qui sont hautement bénéfiques pour l’apprenant et il ne peut y avoir de littérature sans lecture». Plusieurs cordes à son arc, Nourine Djelouat, natif de Mostaganem, est à la fois enseignant en économie à l’université d’Oran, maître de judo et écrivain prolifique. Un personnage atypique.

De par sa vaste culture générale, l’auteur du recueil de poèmes L’ecchymose du soleil a expliqué comment son expérience personnelle, ponctuée d’une étude en psychanalyse de huit ans, lui a permis de faire un travail sur soi en quête de liberté. N’est-ce pas là la vraie âme du poète, dont l’esprit vagabonde en transcendant tous les carcans de la vie. «Toutes les connaissances éparses que j’avais adoptées ont fait l’écrivain que je suis aujourd’hui», témoigne-t-il. En effet, dans ce texte, Nourine Djelouat restitue des souvenirs et des cogitations sur une période sombre de sa vie : son séjour en prison. «L’homme de réflexion cède la place à l’artisan qui s’emploie à ciseler les mots…

Au point de nous offrir par moments une langue dont lui seul détient la maîtrise», lit-on dans l’affiche de présentation. Ahmed Saïfi Benziane est, quant à lui, journaliste.

Dans un discours pertinent, il a expliqué comment son aventure journalistique a nourri en lui cette envie d’écrire un roman en s’inspirant de son vécu, du langage des Oranais composé de dialectes locaux, de l’espagnol, du français et de l’arabe classique. «C’est après avoir tenté cette expérience journalistique que l’idée d’écrire un livre a germé en moi», confie-t-il. Au terme de cette rencontre enrichissante, Hadj Miliani a suggéré aux organisateurs de programmer «des séances de restitution» pour essayer de comprendre le retour après que l’étudiant a lu les deux textes. «Les étudiants assistent aux rencontres littéraires, écoutent les écrivains et puis rien. On aimerait bien programmer une deuxième rencontre avec les auteurs pour avoir un débat sur les livres», explique-t-il.

Cette année, qui a démarré de la plus belle des manières, s’annonce très riche en manifestations littéraires comme pour redorer le blason d’une université connue anciennement pour ses activités culturelles et essayer de rattraper le retard. Maïssa Bey, Amin Zaoui, Ameziane Ferhani, Yasmina Khadra, ou encore l’auteur en herbe, Tawfiq Belfadel. Hadj Miliani quant à lui présentera le résultat de ses travaux sur le dramaturge Ould Abderrahmane Kaki. Reste maintenant à espérer que les délais soient respectés et que tous les rendez-vous auront lieu au grand bonheur des lecteurs mostaganémois.

Salim Skander/ El Watan 

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